La côte Atlantique et détours dans les montagnes

J Fév 2020Sur la route, Voyage itinérant en famille1 commentaire

Salut à tous !

Qui ? Nous ? Sommes-nous déjà en retard sur le blog ? 🙂

Nous avons quitté Marrakech le 15 janvier pour retrouver la côte Atlantique. La route était chouette, aride, plate et avec une belle vue sur les montagnes de l’atlas. On a choisi un camping dans les terres, entouré d’oliviers à Ounagha, nous y sommes restés 4 jours, les températures dépassaient 20° en journée, les nuits étaient bien plus fraîches. C’était bien de se poser, on a laissé les journées passer tranquillement, les filles ne se sont pas ennuyées et ont participé aux tâches, vaisselle, lessive… On continue notre instruction en famille, ça se passe plutôt bien, Céleste est en pleine période sensible d’écriture, elle ne s’arrête plus de faire des C, E, L, S, T, H et ceci même sur le sable !

Quant à elle, Zélie continue de bien progresser de son côté aussi, écriture en lettres cursives, reconnaissance des lettres cursives, elle s’améliore toujours en dessin, fait des rosaces, nous fait de magnifiques bracelets de perles en suivant une suite logique choisie par elle-même et elle excelle au jeu du memory !

Grâce à ce périple, on prend le temps d’écouter beaucoup de musique, de lire, de jouer, de communiquer et cela ça n’a pas de prix.

J-17 Pour le plus grand plaisir de Damien, nous sommes allés visiter Essaouira. Il en rêvait depuis ses 10 ans, grâce à un reportage TV ! Et alors, allez-vous me dire ? Eh bien, il a adoré. Nous sommes restés 1h30 sur le port, c’était fou, on se serait cru dans un autre monde, à une autre époque, des chalutiers en vrac… Des hommes de partout, à crier… Des poissons à vendre, des goélands qui chapardaient et tous les badauds qui regardaient ce spectacle, c’était captivant.

Pour nous remettre de nos émotions, nous nous sommes dirigés vers la médina, à ce moment Damien a fait une belle rencontre, Kassi, un ancien instituteur d’Agadir. Ils ont parlé de son fils, de sa famille en France et du respect entre les gens, peu importe l’origine ou la religion. Les moments comme ça font du bien.

Nous avons mangé sur le pouce de délicieux falafels, puis on s’est baladé dans les ruelles blanches et bleues, on a pas mal discuté dans les boutiques de coopérative d’argan, Zélie a même appris à faire de la purée d’amande.

C’est une ville calme, au climat doux où il fait bon flâner. La balade sur le haut des remparts en bord de mer a un charme particulier. Sur le retour, nous nous sommes arrêtés dans une ferme, les filles étaient heureuses que deux petites marocaines de leurs âges leur fasse la visite.

 :J-18 Le lendemain, nous n’avons pas pu rater le célèbre marché d’Had Draa, le plus gros marché berbère du sud marocain. Nous avons commencé tôt le matin par le marché aux bestiaux, vente de dromadaires, vaches, veaux, moutons, chèvres, ânes… Dromadaire vendu environ 15000 DHS (soit 1500). Même ressenti que la veille, un autre monde à une autre époque ! Des charrettes, des calèches, des triporteurs, des voitures qui fument de tous les côtés… Quasi que des hommes… Assez difficile je dois le dire de voir ces ventes… animaux attachés au niveau des pieds, veaux séparés de leurs mères, chargement des animaux sur le toit des camions, soulevés de terre pas plusieurs hommes avec des cordes… (même pour les vaches). Le coin qui m’a plus, c’était les fruits et légumes ahah. Produits de saison patates : à 3DH (30 centimes) le kilo, clémentines à 4DH (40 centimes) le kilo… On a acheté deux sacs énormes de fruits et légumes pour seulement 60DH (soit 6 euros…).

Il a fallu passer ensuite dans le coin que je redoute le plus… Le coin des bouchers, pour une végétarienne c’est un challenge ! Des têtes coupées au sol, des morceaux de barbaque accrochés partout, il a fallu slalomer pour ne pas se les prendre en pleine tête, les abas étalés sur les tables et au fond le coin des grillades.

Et ensuite, il y a de tout sur le marché, barbiers, chaudronniers, cordonniers, couturiers,… ce qui était joli c’était de voir les commerçants sous leurs tentes berbères.

L’après-midi avec Damien, nous nous sommes reposés et avons préparé l’itinéraire pour la semaine. Les filles, elles, se sont bien amusées avec des marocains en vacances, Kayane 14 ans et Adam 7 ans.

J-19 Nous avons repris la route direction Sidi Kaouki, un coin où les gens disent qu’il n’y a rien mais où nous, nous avons tout trouvé, une plage de plusieurs kilomètres, un petit village paisible, … Nous avons eu un peu de pluie ce qui ne nous a pas empêché de nous balader sur le sable, et ensuite nous avons fait notre première promenade à dos de dromadaires, les filles ont beaucoup aimé. Nous avons fini l’après-midi sur une terrasse, à boire du thé à la menthe.

J-20 Encore de la plage et une balade à cheval pour les filles avec le sympathique Saïd. L’ambiance légèrement brumeuse donnait encore plus de charme à cette promenade. Le soleil était de retour. Les filles en ont profité pour jouer avec deux nouveaux copains pendant que nous préparions Pixie pour une nouvelle destination : Imsouane, où nous sommes arrivés pile pour le coucher du soleil. Quel magnifique spectacle ! Aussi juste avant d’arriver nous avons été surpris de voir des chèvres dans les arganiers. Nous avons donc profité de ce spectacle et les filles ont même pu approcher un cabri qu’un des enfants qui les gardent a apporté. Nous connaissions cela uniquement en photo. C’était vraiment chouette de les voir en vrai !

J-21 Imsouane, nous avons fait la rencontre de plusieurs familles françaises nomades elles-aussi, une avec deux petites filles de 2 et 6 ans et l’autre famille  avec une fille de 8 ans. Je vous laisse imaginer la joie de nos filles en les voyants. Zélie comme à son habitude, demande à visiter les camping-cars qui nous entourent. Nous voilà partis chez les Allemands d’à côté et dans le bus de Corinne et Fabrice. Ici se posent de temps en temps des oiseaux assez rares : des Ibis chauves.

Nous avons aussi rencontré des Québequois, avec qui nous sommes vite devenus amis et revu la famille chinoise ! C’était juste génial et enrichissant.

J-22 Il pleut, on décide de rouler, direction Imouzzer, au cœur de la Vallée du Paradis. On retrouve des paysages vallonnés puis des montagnes, c’est aride. Quand on redescend longer l’oued, on y trouve de belles oasis, c’est magnifique. On ne croisera qu’une ou deux voitures et quelques enfants jouant sur le bord des routes. C’est aussi à partir de ce jour qu’on commencera à prendre des gens en stop, un belge backpaker et un marocain âgé avec ses deux bouteilles de gaz. Au souk, Damien fait une belle rencontre Lahcen, un jeune marocain qui travaille dans un restaurant proche des cascades d’Imouzzer.

J-23 La pluie s’est arrêtée de bon matin. En sortant on fait la rencontre de Joc et Jak , nos voisins du spot de nuit ! En faisant une balade proche des cascades, nous retrouvons par hasard Lahcen qui allait à son travail à pied (12 km aller-retour sur un sentier de montagne pentu). C’était vendredi, il nous a invité à manger le couscous chez ses parents. Il a offert un pain tout frais aux filles et nous a invité à le suivre à son travail où nous avons pu déguster un petit-déjeuner berbère : du pain, du miel, de l’huile d’olive, de l’huile d’argan et du amlou (purée d’amande, huile d’argan, miel), servi avec le thé marocain. Un régal. Puis, il nous a fait découvrir les cascades, très sèches en cette saison, cependant, c’était joli. Nous avons passé le reste de la journée dans la famille de Lahcen. Aïcha, sa sœur nous a fait visiter la maison et l’extérieur, nous avons bu le thé, remangé un petit déjeuner berbère et ensuite après que les hommes soient allés à la prière nous avons partagé le couscous. Tous dans le même plat, une première, c’était super. On n’oubliera pas le beau sourire et la joie que nous a transmis Aïcha ! Un peu tardivement, nous avons redescendu  la Vallée du Paradis avec deux hongrois que nous avons pris en stop. Direction Taghazout, ville internationale depuis les années 70, hippies, surfeurs. On a trouvé un spot face à l’océan, magique ! Et en plus, sans le savoir, nous avons retrouvé Joc et Jak 😉

J-24 Réveil, levé de soleil vu du lit ! Le bruit des vagues nous a bercé toute la nuit. On a pris le temps, discuté avec Joc et Jak, et fais la rencontre d’un couple Nord Irlandais, Dave et Carolyn. Dave a de suite conquis les filles en faisant d’énormes bulles ! Nous avons ensuite visité Taghazout, chouette village qui résiste à l’urbanisation de masse. Nous avons eu de beaux échanges avec Khadija, une habitante d’Agadir qui vient ici depuis son adolescence.

Nous avons mangé pour 5,50€ à quatre : un tajine, une assiette de lentilles, une assiette de haricots blancs et du thé.  C’est marrant, au bout de quasi un mois de voyage au sein du Maroc, on sent qu’on évolue, les additions des restos baissent de plus en plus, on dort dans beaucoup moins de campings…  On apprivoise petit à petit le Maroc, et on vous le dit, c’est un pays où il fait bon vivre. Nous sommes heureux qu’au bout de trois semaines nous ne sommes pas obligé de rentrer, comme après les vacances estivales.

Bilan du premier mois : on essaie d’harmoniser la famille pour que les besoins de chacun soit respectés, pas toujours simple mais on va y arriver 😉  Heureux qu’on ait réussi à tout quitter pour en arriver là, heureux de la destination que nous avons choisis, heureux des rencontres, des partages, des sourires, heureux d’être tous les quatre pour le meilleur et pour le pire :p

N’oubliez pas que vous pouvez aussi nous suivre sur Instagram !

See u soon

Stef